Dans le cadre de la concertation publique qui a eu lieu du 28 mai au 18 juin 2026 sur le projet de Décret modifiant le décret n°2014-588 du 5 juin 2014 portant création du parc naturel marin du Bassin d’Arcachon, pour compléter la composition de son conseil de gestion, l’ADEBA a formulé les remarques suivantes :
1. Alors que la principale mission du Parc (article 6 du décret de 2014) est « la protection des écosystèmes, avec la préservation et la restauration de la spécificité de la biodiversité lagunaire et la garantie du bon fonctionnement écologique des milieux, notamment par une exigence accrue pour la qualité des eaux », les associations locales de protection des milieux marins, dont l’objet premier cible justement cette mission, ne disposent que de quatre sièges sur 58, soit moins de 7%.
Dans leur très grande majorité, les autres sièges sont occupés par des représentants de professions ou de collectivités dont les intérêts immédiats (économie, tourisme) sont tout autres et souvent peu compatibles avec cette mission ; il en résulte que les décisions du conseil de gestion sont très loin d’être à la hauteur des enjeux et que les écosystèmes continuent à se dégrader.
Cette incohérence entre la mission du Parc et la composition de son conseil de gestion doit être corrigée par une plus grande représentativité des organismes qui, comme les associations locales de protection des milieux marins, ont pour premier objet la protection de l’environnement.
2. Les associations locales de protection des milieux marins désignées pour siéger au conseil de gestion doivent pouvoir justifier d’une réelle activité sur le sujet, d’une bonne représentation sur l’ensemble du Bassin, et être reconnues : a minima il est indispensable qu’elles disposent d’un agrément pour la protection de l’environnement, exigence qui doit être inscrite dans le décret.
