En complément à son reportage sur la dernière réunion du conseil de gestion du Parc Naturel Marin du Bassin d’Arcachon, le quotidien Sud-Ouest a publié dans son édition du 4 juillet 2026 la position de l’ADEBA

En complément à son reportage sur la dernière réunion du conseil de gestion du Parc Naturel Marin du Bassin d’Arcachon, le quotidien Sud-Ouest a publié dans son édition du 4 juillet 2026 la position de l’ADEBA

Lors de sa réunion du 2 juillet, le conseil de gestion du Parc Naturel Marin du Bassin d’Arcachon a pris une décision malheureuse, peu respectueuse de sa mission première.
Cette décision porte sur le renouvellement de l’AOT (autorisation d’occupation temporaire) de la ZMEL (Zone de Mouillage et d’Equipements Légers) de Lège Cap Ferret. Cette ZMEL est particulièrement importante : le Bassin d’Arcachon, qui représente moins de 1% du littoral hexagonal, abrite plus de 10% de sa flotte de plaisance, dont près d’un tiers stationne sur la ZMEL de Lège Cap Ferret.
Alors que des études scientifiques récentes ont indubitablement montré que la faune et la flore du Bassin d’Arcachon sont significativement affectées par les pollutions provoquées spécifiquement par les peintures antifouling des bateaux stationnant dans le ZMEL, l’ADEBA regrette amèrement que le PNMBA :
– ait validé fin 2025 la dispense d’étude d’impact environnemental accordée par la préfecture, alors que la réglementation impose une telle étude pour un projet impactant l’environnement dans un milieu sensible, ce qui est bien le cas ici. L’ADEBA a déposé un recours contre cette décision, recours gracieux d’abord (voir copie du courrier adressé au préfet présentant les arguments développés : https://drive.google.com/file/d/1xaM8kTiZUe572PGYmYNcWXI_nMVafCf_/view?usp=sharing), puis recours contentieux actuellement en cours d’instruction ;
– ait proposé à son conseil de gestion, lors de la réunion de ce jour, une présentation du projet faisant peu de cas de la qualité des eaux et validant en l’état le projet présenté par la commune. L’ADEBA a élaboré avec la SEPANSO, qui siège au conseil de gestion et a ainsi pu le présenter en séance, un bref document de remarques (https://drive.google.com/file/d/1Kzyg-uILxyuZSlBzh-Wv6Nu3rogVnpaa/view?usp=sharing) demandant une meilleure prise en compte de la pollution générée par les peintures antifouling des milliers de bateaux stationnant dans la ZMEL.
A noter que le représentant de l’association Aménagement Protection de Lège Cap Ferret est également intervenu, rappelant le courrier cosigné par 6 associations et adressé à la préfecture, demandant notamment une meilleure concertation, une limitation du nombre de mouillages et de la surface des ZMEL, une plus grande ambition dans la réduction des pollutions et une meilleure gouvernance des ZMEL.
La proposition d’avis favorable du PNMBA a néanmoins été adoptée en l’état à la majorité des membres du conseil, avec 3 votes contre et 3 abstentions.
Le projet de ce renouvellement d’AOT de ZMEL n’est pas finalisé pour autant et devrait faire notamment l’objet d’une enquête publique, l’ADEBA fera encore entendre sa voix et exhorte tous les défenseurs de l’environnement à faire de même !
Samedi 30 mai un joyeux cortège, amené par plusieurs associations environnementales dont l’ADEBA, a sillonné les rues d’Arcachon en dénonçant la pollution et la bétonisation du Bassin



En janvier et février 2026 la commune de Gujan-Mestras a encore connu d’importants débordements d’eaux usées (voir notre article du 8 mars 2026).
Lors du conseil municipal du 22 avril dernier des questions ont été posées au Maire de la commune pour connaître les actions concrètes engagées pour prévenir les débordements d’eaux usées sur la commune, les dispositifs d’urgence prévus en cas de débordement, et les garanties apportées en matière de salubrité publique et de qualité des eaux du Bassin.
Les réponses apportées par le Maire, telles que nous avons pu les écouter attentivement sur l’enregistrement public du conseil municipal, révèlent une méconnaissance inquiétante des problèmes, ce qui méritait une mise au point.
Aussi l’ADEBA a écrit au Maire, avec copie à tous les conseillers municipaux, en ces termes :
Si vous avez bien reconnu l’existence de débordements d’eaux usées et rappelé que leur principale cause est l’entrée massive d’eaux claires parasites, vous avez tout d’abord voulu donner un cours magistral sur l’immense bassin versant du Bassin d’Arcachon, « de la pointe du Médoc au fin fond des Landes », qui en serait responsable. C’est absolument faux au niveau de l’ensemble du SIBA, comme l’a encore récemment confirmé la justice, et d’autant plus faux au niveau de votre commune, dont le bassin versant se situe essentiellement sur le propre territoire de la commune. De surcroît, la commune est maintenant protégée des arrivées d’eau de l’amont par le bassin de Canterrane dont vous avez rappelé la construction.
Vous avez également cité la création de noues à Chante cigale et ajouté qu’il n’y avait maintenant plus d’inondation : cette amélioration doit être vraiment très localisée au vu des nombreux débordements qu’ont connu de nombreuses zones urbanisées de la commune cet hiver. Et l’on ne peut que douter de l’efficacité de la plupart des travaux à venir sur leur réduction, que ce soit la réfection d’une écluse à la Chêneraie ou le renforcement de la station de Perrault, qui devrait pour cela s’accompagner du renforcement concomitant de la cinquantaine de postes de refoulement que compte la commune.
En cas de nouveau débordement vous avez évoqué un dispositif de gestion de crise mais rien n’a été annoncé pour assister les riverains sinistrés. Et en guise de garantie d’amélioration de la salubrité publique et de la qualité des eaux, seul a été évoqué un vague espoir tourné vers le SIBA.
Vous avez d’ailleurs vanté pour ce dernier l’annonce en 2024 d’un programme de travaux, en employant deux mots tout à fait inappropriés : anticipation et transparence. Rappelons simplement que ce programme est sorti après les contaminations de février 2021 et de décembre 2023, le mot anticiper aurait été permis si ce programme avait permis d’éviter ces contaminations. Quant au mot transparence, il ne saurait être de mise que lorsqu’il ne sera plus nécessaire de faire appel à la justice pour obtenir des réponses aux questions posées au SIBA pour qu’il fasse partager son analyse du problème.
Enfin, il est regrettable que pas un mot n’ait été dit sur des pistes d’amélioration à rechercher sur la manière d’aménager et de développer le territoire. C’est pourtant là que réside le nœud du problème. Les eaux claires qui envahissent le réseau d’eaux usées de Gujan-Mestras naissent à Gujan-Mestras et il faut se poser la question de leur non évacuation par le réseau pluvial de la commune. Outre les capacités de ce réseau, fortement réduites par la suppression des fossés lors des dernières décennies, se pose la question, pour l’infiltration à la parcelle toujours préconisée sans discernement, des limites posées par l’affleurement hivernal de la nappe. Il est ainsi anormal, et contraire aux dispositions réglementaires, que les permis de construire délivrés par la mairie ne mentionnent pas explicitement le niveau maximum du toit de la nappe, établi de manière sérieuse et impartiale, et n’en tiennent a fortiori pas compte dans les dispositions préconisées pour le traitement des eaux pluviales. Il ne faut donc pas s’étonner de l’important afflux des eaux de pluie qui ne peuvent pas s’infiltrer comme espéré, et de l’apparente inefficacité des travaux réalisés par ailleurs ; la stricte application de règles d’aménagement vertueuses et responsables est un préalable indispensable qu’il convient d’imposer en priorité.
Suite à la diffusion de ce courrier, l’ADEBA a reçu un message de soutien de l’Association Chante Cigale Environnement accompagné d’un reportage photo édifiant sur les inondations ayant touché leur quartier en février dernier, preuve supplémentaire de la piètre efficacité des travaux vantés par le Maire.
Le problème des débordements d’eaux usées n’est malheureusement pas près d’être réglé …
Alors que les organisateurs du salon nautique d’Arcachon se félicitent des retombées économiques de cette manifestation, ouvrons les yeux, regardons sous la surface, et posons la question : quel nautisme pour quel Bassin ?
– les débordements d’eaux usées sont devenus chroniques ; l’ADEBA les dénonce et les attaque, et son président vient d’interpeller à sa manière les visiteurs du salon nautique : voir la vidéo https://drive.google.com/file/d/1g-FB01Ck2xNx4FK0-SFuye1oGeGvzuyy/view?usp=sharing , ainsi que l’article de La Dépêche du Bassin https://www.ladepechedubassin.fr/actualite-5906-arcachon-mais-pourquoi-un-wc-geant-se-balade-aux-abords-du-salon-nautique ),
– les pesticides continuent de se déverser dans la Bassin avec des pics de concentration très élevés,
– l’apport en nitrates continue insidieusement sa progression,
– on commence tout juste à découvrir tous les micropolluants émergents qui ont envahi notre monde,
– on constate amèrement que la mortalité des huîtres a pris des proportions alarmantes ….
et, en lien direct avec le motonautisme, dont le salon nautique d’Arcachon est le temple :
– le cuivre des antifoulings a été reconnu par toutes les études scientifiques comme un contaminant majeur aux effets délétères avérés sur la flore et la faune du Bassin, mais nos élus font semblant de l’ignorer,
– les HAP, reconnus comme polluant préoccupant dans le Bassin, avec le motonautisme pointé comme une des sources importantes, devaient faire l’objet d’investigations plus poussées mais celles ci n’ont jamais été réalisées.
Alors quel sera le nautisme de demain sur notre cher Bassin : cheveux au vent sur un bolide fendant des flots désertés par la vie ?

A l’occasion des élections municipales de mars 2026, l’ADEBA a invité toutes les têtes de listes des communes du Bassin d’Arcachon à faire connaître leurs positions et leurs engagements en matière d’environnement et de qualité des eaux.
Sur les 41 listes déclarées sur le territoire du SIBA, 23 ont transmis leur réponse, soit 56%, répartis ainsi :
La diversité des orientations des candidats se retrouve dans les réponses données qui peuvent, sur certains thèmes, présenter une grande variabilité.
Par contre, on peut noter qu’ils expriment tous une position quasi unanime sur un grand nombre de points importants, et en particulier les suivants :
L’ensemble des réponses (synthèse, tableau récapitulatif, et détail des réponses de chaque candidat) est disponible par ce lien :
https://drive.google.com/file/d/1N639dJXKYGUFiD937DRbWf1LPDUMO-56/view?usp=sharing
Comme un mauvais film, les riverains de nombreux quartier autour du Bassin et les ostréiculteurs ont de nouveau subi en ce début 2026 d’importants débordements d’eaux usées et leurs funestes conséquences.
Le détail de ces désagréments est présenté dans ce document :
https://drive.google.com/file/d/1X9_2GkUCQh_1XakHQ4Ybr-GCvhqqho6T/view?usp=sharing
Et l’ADEBA a de nouveau porté plainte …
Les futurs maires, qui formeront aussi le bureau du SIBA, auront à prendre des décisions cruciales pour l’avenir de notre Bassin.
A la veille des élections, quelle est la position de chaque candidat vis-à-vis de l’environnement du Bassin et de la qualité de ses eaux, quels sont ses engagements pour les préserver ?
Pour leur permettre de s’exprimer clairement sur le sujet, l’ADEBA invite tous les candidats à répondre au questionnaire qu’elle leur propose sur cette thématique :
https://drive.google.com/file/d/1pNSt0SdfGhlPb5vObGjfWDWz9IZJF-Xe/view?usp=drive_link
L’ADEBA publiera toutes les réponses avant le 1er tour afin d’éclairer les électeurs sur ce sujet fondamental.
Le 27 janvier prendra fin l’enquête publique sur le projet de port à sec de La Teste.
L’ADEBA y a déposé ses observations et invite vivement chaque amoureux du Bassin à y participer, en se connectant à : https://www.registre-numerique.fr/port-sec-la-teste
Un point en particulier mérite qu’un maximum de voix se fassent entendre :
Alors que nous déplorons et souffrons tous de la surconcentration des bateaux sur le Bassin et de ses impacts désastreux sur l’environnement, la création d’un port à sec apparaît pour un moindre mal, mais uniquement à condition que les places ainsi créées viennent en substitution des places de mouillage qui seraient diminuées d’autant.
Malheureusement, la présentation du projet, à la limite de la malhonnêteté, met en avant l’avantage d’une telle substitution mais le porteur du projet refuse de s’engager à la mettre en œuvre.
Aussi, pour éviter que ce projet n’ait pour conséquence encore plus de bateaux sur le Bassin, faites entendre votre voix et réclamez avec nous que la diminution effective des places de mouillage soit une condition non négociable pour la création de places de port à sec.
L’ensemble des observations déposées par l’ADEBA, dont chacun peut librement s’inspirer pour sa propre contribution est consultable sur :
https://drive.google.com/file/d/1cMFiDII8bWPOUuiArR0NuJ174ZMcQ7Gh/view?usp=drive_link
Suite aux évènements de l’hiver 2023-2024 et aux déclarations du SIBA sur les 120 millions de travaux, annoncés sur 5 ans et peu ou prou resservis à la même sauce dans le « contrat territorial » (voir notre article du 23 décembre), nous ne cessons de réclamer précisions et transparence sur l’état réel des réseaux et les améliorations prévues, sans réponse à ce jour.
Pourtant, la législation impose au SIBA d’établir et de communiquer à l’administration un ensemble de documents précis et détaillés relatifs au fonctionnement et aux dysfonctionnements de ses ouvrages, documents qui doivent contenir une grande partie des réponses aux questions que nous posons.
Ainsi, en vertu des articles 12 et 20 du décret interministériel du 21 juillet 2015 relatif aux systèmes d’assainissement collectif, le SIBA doit notamment :
– établir un diagnostic (diagnostic périodique) du système d’assainissement des eaux usées, et ce au plus tard le 31 décembre 2021,
– suite à ce diagnostic, établir et mettre en œuvre un programme d’actions chiffré et hiérarchisé visant à corriger les anomalies fonctionnelles et structurelles constatées,
– transmettre au service en charge du contrôle et à l’agence de l’eau, dès réalisation ou mise à jour, ce diagnostic et ce programme d’actions,
– mettre en place et tenir à jour le diagnostic permanent du système d’assainissement, destiné notamment à prévenir ou identifier dans les meilleurs délais les dysfonctionnements de ce système, et à suivre et évaluer l’efficacité des actions préventives ou correctrices engagées, étant précisé que la démarche, les données issues de ce diagnostic et les actions entreprises ou à entreprendre pour répondre aux éventuels dysfonctionnements constatés sont intégrées dans le bilan de fonctionnement cité ci-dessous,
– rédiger en début d’année le bilan annuel de fonctionnement du système d’assainissement durant l’année précédente et le transmettre au service en charge du contrôle et à l’agence de l’eau avant le 1er mars de l’année en cours, bilan qui comprend notamment les éléments du diagnostic du système d’assainissement mentionné à l’article 12 et la liste des travaux envisagés dans le futur, ainsi que leur période de réalisation lorsqu’elle est connue.
Aussi, conformément au droit d’accès aux documents administratifs, l’ADEBA, le CEBA et la SEPANSO viennent, par un courrier recommandé cosigné par les 3 associations, de demander au SIBA, avec copie au préfet, de leur communiquer les documents précités.