Le principe d’infiltration à la parcelle est assurément vertueux lorsqu’une telle infiltration est possible. Ce n’est malheureusement pas le cas lorsque la nappe phréatique remonte trop près du sol en hiver : les massifs poreux installés dans le sol pour recevoir les eaux de pluie et les stocker temporairement pour éviter qu’elles ruissellent sur les voiries, sont alors déjà ennoyés lorsque les pluies surviennent et sont incapables d’assurer leur rôle.
Notre territoire étant, par son absence de relief et sa géologie, fortement soumis aux remontées de nappe *, le fait d’avoir érigé le principe d’infiltration à la parcelle comme la solution unique qui a prévalu pendant ces dernières décennies d’urbanisation galopante a abouti à la situation que l’on subit aujourd’hui : saturation du réseau pluvial lors des fortes pluies, inondations, entraînant la saturation et le débordement du réseau d’eaux usées.
Pourtant, une clause du schéma directeur pluvial impose la prise en compte du niveau de la nappe ; mais cette clause n’est pas appliquée lors de l’instruction des demandes d’urbanisme.
Le non-respect de cette prescription, qui est une des principales causes des problèmes rencontrés ensuite, constitue un motif légitime de contestation des autorisations données.
La présente fiche explique pourquoi et comment :
https://drive.google.com/file/d/1AXP681rMGyiMQNy89A96YwM-mdEy6_-R/view?usp=sharing
* Le niveau du toit de la nappe est généralement bien connu des habitants, qui peuvent constater de visu sa proximité avec la surface et ses débordements dans les parties les plus basses de leur quartier. Le site https://www.georisques.gouv.fr permet de connaître le niveau des risques, dont celui de remontée ou de débordement de nappe, pour chaque point du territoire.
